Fiche · Définition
Le capital social : définition, rôle et montant
Les apports des associés à la création de la société : numéraire, nature, rôle de gage et montant minimum. Tout ce qu’il faut comprendre, expliqué simplement par Dinergie.
Le capital social est la somme des apports réalisés par les associés ou actionnaires lors de la création d’une société, en échange de parts sociales ou d’actions. Il figure au passif du bilan et constitue le gage des créanciers.
Il n’existe aucun montant minimum pour la plupart des formes (SARL, SAS, SASU, EURL, SCI) : 1 € suffit théoriquement. Seule la société anonyme (SA) impose un capital d’au moins 37 000 €.
Qu’est-ce que le capital social ?
Le capital social représente l’ensemble des ressources apportées par les associés à la société au moment de sa constitution (et lors des augmentations ultérieures). En contrepartie de leurs apports, les associés reçoivent des titres — des parts sociales (SARL, EURL) ou des actions (SAS, SA) — qui matérialisent leurs droits : vote en assemblée et perception de dividendes. Le capital figure au passif du bilan, dans les capitaux propres : pour une lecture détaillée, voir notre fiche sur l’actif et le passif.
Quels sont les types d’apports ?
Le capital social peut être constitué de trois types d’apports :
- Apports en numéraire : des sommes d’argent versées sur un compte bloqué jusqu’à l’immatriculation.
- Apports en nature : des biens (matériel, immeuble, fonds de commerce, brevet). Au-delà de certains seuils, un commissaire aux apports évalue leur valeur.
- Apports en industrie : un savoir-faire ou des compétences. Ils donnent des parts mais ne sont pas comptabilisés dans le capital social.
Quel rôle joue le capital social ?
Le capital social remplit plusieurs fonctions. Il sert de gage aux créanciers : c’est une garantie de la solvabilité de l’entreprise. Il détermine la répartition du pouvoir et des bénéfices entre associés, en fonction du nombre de titres détenus. Enfin, un capital crédible rassure banques et partenaires : un capital trop faible peut compliquer l’obtention d’un financement. Le choix du montant fait partie des arbitrages clés de la création d’entreprise, au même titre que celui de la forme juridique (SARL, SAS…).
Questions fréquentes
Quel est le capital social minimum ?
Pour la plupart des sociétés (SARL, SAS, SASU, EURL, SCI), il n’y a aucun minimum légal : 1 € est possible. Seule la société anonyme exige un capital d’au moins 37 000 €.
Peut-on augmenter ou réduire le capital social ?
Oui. Le capital peut être augmenté (nouveaux apports, incorporation de réserves) ou réduit en cours de vie sociale. Ces opérations nécessitent une décision en assemblée et une modification des statuts.
Faut-il libérer tout le capital à la création ?
Pas toujours. En SARL, au moins 20 % des apports en numéraire doivent être libérés à la constitution ; en SAS, au moins 50 %. Le solde doit être versé dans les cinq ans.
Bien fixer votre capital social
Montant, type d’apports, libération : le capital social engage la crédibilité de votre société. Dinergie vous conseille et vous accompagne.