Vous demandez un versement à la commande, avant toute livraison ou prestation ? Le modèle de facture d’acompte est le document qui formalise ce premier paiement et sécurise votre relation commerciale. Trop souvent confondue avec un simple reçu, la facture d’acompte obéit pourtant à des règles précises de mentions obligatoires et de TVA. Ce guide vous explique ce qu’elle recouvre, quand elle est obligatoire, comment la rédiger et comment la régulariser sur la facture finale, sans risque de double imposition.
📥 Télécharger le modèle de facture d'acompte
Ce modèle de facture d'acompte est téléchargeable gratuitement dans votre espace client Dinergie. Connectez-vous ou créez un compte gratuit en quelques secondes pour récupérer le document prêt à l’emploi.
Qu’est-ce qu’une facture d’acompte ?
La facture d’acompte est le document émis lorsqu’un client verse une partie du prix avant la livraison du bien ou l’exécution de la prestation. Elle intervient généralement après l’acceptation d’un devis ou d’un bon de commande, pour matérialiser un premier paiement partiel (par exemple 30 % à la commande).
Il ne s’agit ni d’un devis, ni d’un simple reçu : c’est une véritable facture, avec une numérotation propre et l’ensemble des mentions légales. Elle engage le vendeur comme le client et constitue une pièce comptable à part entière. Le solde restant fera l’objet, plus tard, d’une facture finale (ou facture de solde) qui viendra déduire l’acompte déjà réglé.
Quand la facture d’acompte est-elle obligatoire ?
Dès qu’un acompte est encaissé avant la réalisation de l’opération, l’assujetti est tenu de délivrer une facture. L’administration fiscale rappelle que tout professionnel doit établir une facture pour les acomptes qui lui sont versés avant qu’une livraison de bien ou une prestation de services ne soit effectuée, sauf cas particuliers (notamment certaines livraisons intracommunautaires exonérées).
Concrètement, vous devez émettre une facture d’acompte à chaque fois que vous percevez un paiement partiel anticipé. Cette obligation vaut aussi bien pour les ventes de biens que pour les prestations de services. Elle s’applique quelle que soit la forme de votre activité, même si vous facturez en tant qu’indépendant ou micro-entrepreneur.
Les mentions obligatoires d’une facture d’acompte
La facture d’acompte reprend les mentions légales communes à toute facture, complétées de quelques éléments spécifiques. Veillez à faire figurer :
- la mention « Facture d’acompte » et un numéro de facture unique et séquentiel ;
- la date d’émission de la facture ;
- l’identité complète du vendeur (dénomination, adresse, SIREN/SIRET, numéro de TVA intracommunautaire) ;
- l’identité et l’adresse du client ;
- la référence du devis ou du bon de commande initial ;
- la description de la nature de l’opération (bien ou service concerné) ;
- le montant HT de l’acompte, le taux de TVA applicable et le montant de TVA ;
- le montant TTC de l’acompte ;
- les conditions et la date de règlement.
L’administration admet une tolérance : certaines informations habituellement obligatoires (comme la quantité exacte ou le nombre d’heures) peuvent être omises lorsqu’elles ne sont pas encore connues au moment de l’émission de l’acompte.
La TVA sur l’acompte
Depuis le 1er janvier 2023, les règles d’exigibilité sont alignées : la TVA est exigible dès l’encaissement de l’acompte, aussi bien pour les prestations de services que pour les livraisons de biens. Vous devez donc collecter la TVA à la date de réception du paiement, et la faire apparaître sur la facture d’acompte. En contrepartie, un client assujetti peut déduire cette TVA dès réception de la facture.
Pour que la TVA soit exigible sur l’acompte, encore faut-il que les éléments du fait générateur soient connus : le bien ou le service doit être désigné avec précision au moment du versement. Certaines opérations exonérées échappent à cette règle. En cas de doute sur le taux ou le régime applicable, l’avis d’un expert-comptable évite des erreurs de collecte.
La régularisation sur la facture finale (exemple)
Lors de la livraison ou de la fin de la prestation, vous émettez une facture finale qui doit mentionner les références et dates des factures d’acompte déjà établies, puis déduire l’acompte (HT et TVA) du total. La TVA ne porte alors que sur le solde restant dû, ce qui évite toute double imposition.
Exemple simplifié pour une vente de 1 000 € HT (TVA 20 %, soit 1 200 € TTC) avec un acompte de 30 % :
- Facture d’acompte : 300 € HT, TVA 60 €, soit 360 € TTC.
- Facture finale : total 1 000 € HT / 200 € de TVA / 1 200 € TTC, dont on déduit l’acompte de 300 € HT et 60 € de TVA.
- Solde à régler : 700 € HT, 140 € de TVA, soit 840 € TTC.
La facture finale fait ainsi apparaître les montants résiduels après déduction de l’acompte et de la TVA associée.
Les erreurs fréquentes à éviter
- Émettre un simple reçu au lieu d’une véritable facture d’acompte numérotée.
- Oublier de collecter la TVA dès l’encaissement de l’acompte depuis 2023.
- Ne pas rappeler les références du devis ou du bon de commande.
- Oublier de déduire l’acompte sur la facture finale, ce qui conduit à facturer (et taxer) deux fois la même somme.
- Négliger la numérotation continue entre la facture d’acompte et la facture de solde.
Pour aller plus loin, consultez nos guides sur le modèle de facture, le modèle de devis et l’auto-entrepreneur : comment facturer.
Questions fréquentes
La facture d’acompte est-elle obligatoire ?
Oui. Dès qu’un client verse un acompte avant la livraison du bien ou l’exécution de la prestation, le professionnel doit lui délivrer une facture d’acompte conforme, sauf cas d’exonération particuliers.
Faut-il appliquer la TVA sur un acompte ?
En principe oui : depuis 2023, la TVA est exigible dès l’encaissement de l’acompte, pour les biens comme pour les services, à condition que l’opération soit clairement désignée. Certaines opérations exonérées font exception.
Comment déduire l’acompte sur la facture finale ?
La facture finale reprend le total de l’opération, mentionne les références des factures d’acompte, puis déduit l’acompte (HT et TVA) déjà facturé. Seul le solde restant est alors soumis à la TVA.
Un micro-entrepreneur doit-il faire une facture d’acompte ?
Oui, l’obligation d’émettre une facture d’acompte s’applique aussi aux micro-entrepreneurs. Ceux qui bénéficient de la franchise en base de TVA n’y appliquent pas de TVA et indiquent la mention correspondante.
Pour les règles officielles, vous pouvez vous reporter aux précisions de l’administration fiscale sur le portail BOFiP des impôts.
Avertissement : cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou comptable. Les règles relatives à la facturation et à la TVA évoluent ; pour toute situation particulière, rapprochez-vous de votre expert-comptable ou du cabinet Dinergie.





