Fiche · Définition
Le devis : définition, mentions obligatoires et valeur
La proposition commerciale chiffrée qui engage le professionnel une fois signée : mentions obligatoires, valeur juridique et bonnes pratiques. Tout ce qu’il faut comprendre, expliqué simplement par Dinergie.

Le devis est une proposition commerciale chiffrée et détaillée par laquelle un professionnel décrit une prestation ou une vente, son prix et ses conditions. Tant qu’il n’est pas accepté, il n’engage que par l’offre faite.
Une fois daté et signé par le client avec la mention « bon pour accord », le devis devient un contrat qui engage les deux parties. Il est obligatoire dans certains secteurs et au-delà de certains montants.
Qu’est-ce qu’un devis ?
Le devis est un document écrit par lequel un professionnel formule une offre détaillée à un client : nature de la prestation ou des biens, quantités, prix unitaires et total, conditions de réalisation. Il permet au client de connaître précisément ce qui lui est proposé avant de s’engager, et au professionnel de cadrer son offre. C’est souvent la première étape de la relation commerciale, avant la commande puis la facture.
Le devis est obligatoire dans plusieurs cas : certains secteurs réglementés (bâtiment, dépannage, santé) et, plus largement, dès que la prestation dépasse un certain montant ou que le client le demande. Pour un indépendant, bien chiffrer son devis suppose d’avoir calculé en amont son taux journalier moyen (TJM).
Quelles sont les mentions obligatoires ?
Pour être valable, un devis doit comporter un certain nombre d’informations :
- La mention « devis », sa date et un numéro, ainsi que sa durée de validité.
- L’identité du professionnel (nom ou raison sociale, adresse, SIREN) et celle du client.
- Le détail des prestations ou produits, avec quantités et prix unitaires.
- Les montants HT, le taux et le montant de TVA, et le total TTC (ou la mention « TVA non applicable » le cas échéant).
- Les conditions de paiement et de réalisation.
Le taux de TVA à reporter dépend de la nature de la prestation : 20 % pour la plupart des biens et services en 2026, 10 % pour certains travaux de rénovation de logement, 5,5 % pour des opérations spécifiques. Un micro-entrepreneur sous le régime de la franchise en base mentionne « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Pour fiabiliser vos montants, appuyez-vous sur notre calculateur de TVA.
Quelle est la valeur juridique d’un devis ?
Tant qu’il n’est pas accepté, le devis reste une simple offre : le client est libre de la refuser. Mais une fois signé et daté par le client, généralement avec la mention « bon pour accord », il prend la valeur d’un contrat. Le professionnel s’engage alors sur les prix et prestations annoncés, et le client à régler le montant convenu. C’est pourquoi un devis bien rédigé protège les deux parties ; il peut prévoir le versement d’un acompte à la commande. Soigner ses devis fait partie des bonnes pratiques dès la création de l’entreprise.
La durée de validité joue un rôle clé : au-delà du délai indiqué, le professionnel n’est plus tenu par les prix proposés. C’est une protection importante en période de hausse des coûts, car elle évite d’être engagé indéfiniment sur un tarif devenu non rentable. Pensez donc à toujours mentionner une échéance raisonnable, généralement de quelques semaines à quelques mois selon l’activité.
Exemple chiffré : un devis de prestation
Un consultant indépendant établit un devis pour une mission de 8 jours, sur la base d’un TJM de 500 € HT. Il y ajoute des frais de déplacement forfaitaires. Voici la structure obtenue :
| Ligne | Détail | Montant |
|---|---|---|
| Prestation de conseil | 8 jours × 500 € | 4 000 € HT |
| Frais de déplacement | Forfait | 300 € HT |
| Total HT | 4 300 € | |
| TVA 20 % | 860 € | |
| Total TTC | 5 160 € |
Le devis indiquera également un acompte éventuel (par exemple 30 % à la commande, soit 1 548 € TTC), les conditions de règlement du solde et la durée de validité. Une fois signé « bon pour accord », ce document fige les prix : le consultant ne pourra pas réviser son tarif en cours de mission.
Erreurs fréquentes à éviter
- Omettre la durée de validité : vous restez alors engagé sur vos prix sans limite de temps.
- Rester trop vague sur le périmètre : un détail insuffisant ouvre la porte aux litiges sur ce qui était inclus.
- Oublier la mention de TVA (taux et montant) ou la franchise en base le cas échéant.
- Démarrer la prestation avant signature : sans devis accepté, l’accord sur le prix est difficile à prouver.
- Confondre acompte et arrhes : les conséquences en cas d’annulation diffèrent, voir notre fiche arrhes et acompte.
Questions fréquentes
Un devis est-il obligatoire ?
Il l’est dans certains secteurs réglementés et au-delà de certains montants, ainsi que dès que le client le demande. En dehors de ces cas, il reste fortement recommandé pour cadrer la prestation et sécuriser la relation.
Un devis signé engage-t-il le client ?
Oui. Une fois daté et signé avec la mention « bon pour accord », le devis devient un contrat : le client s’engage à payer et le professionnel à réaliser la prestation aux conditions prévues.
Un devis peut-il être payant ?
En principe, un devis est gratuit. Il peut toutefois être facturé lorsqu’il nécessite une étude approfondie ou un déplacement, à condition que le client en ait été informé clairement au préalable.
Combien de temps un devis reste-t-il valable ?
Le temps que vous y avez indiqué. Passée la durée de validité, vous n’êtes plus tenu par les prix proposés et pouvez établir un nouveau devis. À défaut de mention, le client pourrait se prévaloir de l’offre plus longtemps : indiquez toujours une échéance.
Source officielle : entreprendre.service-public.fr — Le devis.
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